« Nous ne sommes pas contre l’interdiction, mais nous demandons plus de souplesse et de dialogue »

Le leader religieux Serigne Daraa Yélowane a exprimé, lors d’un rassemblement de prières prévu pour le 29 avril 2025, sa ferme opposition à la récente interdiction de la mendicité, tout en appelant l’État à revoir sa position. Selon le président de l’Association des Maîtres Coraniques Oustaz Harouna Bâ, cette décision ne doit pas être perçue comme une opposition totale à l’action des autorités, mais plutôt comme un appel à la compréhension et à l’inclusion de toutes les parties prenantes dans le processus.

« Nous ne sommes pas contre la mesure en soi, mais nous demandons à l’État d’être plus souple et de mettre en place un dialogue constructif avec les maîtres coraniques. Nos talibés sont formés selon un système bien rodé, où l’apprentissage est structuré et respecté », explique-t-il. Il souligne que ces enfants, souvent nourris par la mendicité dans les quartiers environnants, ne traînent pas dans les rues de manière incontrôlée ou pour des raisons de délinquance, contrairement à ce que certains peuvent penser.

Serigne Daraa Yélowane insiste sur le fait que la majorité des maîtres coraniques ont pratiqué cette méthode depuis longtemps et que leur objectif commun avec l’État reste le même : offrir un enseignement de qualité dans de bonnes conditions. Il rappelle également que de nombreux maîtres coraniques ont été arrêtés récemment à Saint-Louis, ce qui, selon lui, ne contribue pas à un climat de dialogue et de coopération.

Il invite donc les autorités à revoir leur décision d’interdiction, en tenant compte du fait que les talibés sont nourris par les aumônes et qu’ils ne constituent pas une menace pour la sécurité ou l’ordre public. « Nous ne sommes pas des salariés, mais des éducateurs qui œuvrent pour l’avenir de nos enfants », insiste-t-il.

La soirée de prières du 29 avril 2025 symbolise cette volonté de dialogue et de compréhension mutuelle. Serigne Daraa Yélowane et ses partisans espèrent que cette démarche pourra contribuer à apaiser la tension et à instaurer une collaboration plus harmonieuse entre l’État et la société religieuse, dans l’intérêt supérieur des enfants et de leur éducation.

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Il rappelle également que de nombreux maîtres coraniques ont été arrêtés récemment à Saint-Louis, ce qui, selon lui, ne contribue pas à un climat de dialogue et de coopération.

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