« Nous avons un produit d’assurance agricole classique qui permet de couvrir les producteurs agricoles de la Vallée contre les baisses de débit du fleuve… »
La compagnie nationale d’assurance agricole du Sénégal (CNAAS), hier, a participé au 1er forum de l’organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), comme intervenant au second panel axé sur le thème : « Mécanisme de Financement Innovant pour la Résilience du Bassin face aux impacts du Changement Climatique… », a constaté la presse agricole sénégalaise. Selon Oumar Cissé Sow, Directeur Technique et Commercial de la Compagnie Nationale d’Assurance Agricole du Sénégal, dans notre intervention au panel deux dont la CNAAS est invitée : « Nous sommes revenus sur l’avance que le Sénégal possède si nous le comparons aux pays de l’Afrique par la création d’une compagnie nationale d’assurance pour faire face à ses questions de résilience climatique. Et nous avons noté que les pays qui entourent le bassin de l’organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), aujourd’hui, il y’a toutes les stratégies de gestion des risques agricoles sauf les mécanismes de transferts. Nous avons au niveau de ces pays, l’épargne ou l’auto-assurance, nous avons les systèmes d’aide publique ». A en croire, Monsieur Oumar Cissé Sow, en ces termes : « Ce qui manque dans la panoplie de stratégies, c’est le transfert de risques aux compagnies d’assurance. Et au Sénégal, nous, la CNAAS, nous l’avons fait, depuis 2009, nous existons. J’ai également en tout cas attiré l’attention au niveau de tous les pays présents sur la nécessité d’avoir une forte volonté politique et une implication de nos états pour effectivement mettre sur pays ces sociétés d’assurance parce que le secteur agricole étant très risqué, n’attire pas beaucoup de compagnie d’assurance, mais également au Sénégal c’est ce que le gouvernement a compris et a créé cette société, la CNAAS, à travers un partenariat public et privé (PPP), mais également la nécessité que ce secteur soit accompagné. Et ça aussi, nous l’avons observé au Sénégal par la subvention, la prime d’assurance à hauteur de 50% ». D’après lui : « Aujourd’hui, avec l’assurance, c’est un mécanisme qui permet quand même de mobiliser les financements parce qu’avec l’assurance les banques ne sont plus frileuses, les banques sont plus ouvertes pour financer car derrière il y’a la couverture des risques qui est assurée par l’assurance agricole ». Interpellé sur l’assurance agricole et les changements climatiques par la presse agricole sénégalaise et africaine présente au 1er forum de l’organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), Oumar Cissé Sow, Directeur Technique et Commercial de la Compagnie Nationale d’Assurance Agricole du Sénégal (CNAAS), a assuré que : « Sur l’assurance agricole notamment avec les phénomènes climatiques à envergure extrême surtout la sécheresse et l’inondation. Au Sénégal, nous la CNAAS, nous proposons un produit d’assurance basé en tout cas sur un indice qui permet de couvrir ces risques-là, à travers les données climatiques. D’un autre côté également, la CNAAS a réussi à bâtir des indices basés sur la couverture du risque inondation. Aujourd’hui, dans la Vallée, la CNAAS a une assurance classique qui permet de couvrir les producteurs agricoles de la Vallée contre les baisses de débit du fleuve, qui sont des risques très fréquents pour le secteur agricole ». Pour rappel, la Compagnie Nationale d’Assurance Agricole du Sénégal (CNAAS) est pionnière dans la couverture d’assurance agricole en Afrique et dans la zone CIMA.
Par Amadou Tidiane Sow
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